Coût de la chaîne de distribution des fourrages de bovin viande
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C’est le type de distributrice et surtout les engins en périphérie qui conditionnent les coûts.
L’Union des Cuma intervient chaque année sur une journée dans le cursus d’une formation « Spécialisation en élevage bovin viande » organisée par la Chambre d’Agriculture.
Au programme, les charges de mécanisation avec un focus sur le coût de la chaine de distribution.

Les neuf participants ont décliné les engins qui la composent : tracteurs, types de distributrices (désileuse portée, bol mélangeur, godet désileur etc.) et chiffré leurs coûts selon les heures de distribution à l’année.
Ce que confirment les chiffres : la distributrice, certes, parfois plus onéreuse à l’achat, n’est pas l’engin qui coûte le plus à l’usage. Par contre selon son modèle et surtout les caractéristiques des engins « en périphérie » pour la traction et le chargement, les coûts peuvent varier du simple au double.
Exemple d’une exploitation d’un participant qui pour nourrit 222 UGB à l’année utilise un tracteur de 130 CH de moins de 5 ans et une désileuse semi-portée de 5 m3 quasi neuve ; total charges de distribution : 111 €/UGB avec la conduite, ici le tracteur récent plus puissant, pèse fortement.
A l’opposé une exploitation d’un autre jeune, qui alimente 238 UGB /an avec une bol mélangeur (14m3), qui sollicite plus d’équipements, se retrouve avec un tarif plus faible de 57 €/UGB avec la main d’œuvre. Les tracteurs, devant la mélangeuse et pour le chargement, sont plus modestes (110 et 120 ch) et plus anciens (+ de 5 ans).
Ceci dit, la moyenne du groupe (84 €/UGB dont MO) reste en deca du coût moyen relevé sur 50 exploitations viande bovine sur 2025, 111 €/UGB conduite comprise.

Sur les 9 exploitations étudiées la mécanisation trônait à la troisième place des charges après la main d’œuvre et les aliments. Preuve qu’il a de précieuses économies à faire dans un contexte d’incertitudes qu’en au maintien des cours de la viande.
Yvon GUITTET, Animateur généraliste