Convention collective : rappel sur la classification des postes
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Depuis la mise en place de la convention collective nationale productions agricoles et Cuma en 2020, ce sont les postes et non les salariés de manière individuelle qui sont classifiés pour déterminer les salaires minimums selon la grille en vigueur. (On détermine la classification du poste pour définir le salaire et non l’inverse).
La classification d’un poste porte sur des critères liés à la technicité, l’autonomie, la responsabilité du respect des normes, l’enjeu économique, le management et le relationnel.
L’objectif pour chaque critère est de réunir tous les éléments qui vont permettre de qualifier objectivement les compétences requises pour l’emploi que l’on souhaite « valoriser » afin d’identifier au sein de chacun des 5 critères classants le degré qui correspond le mieux à l’exigence de l’emploi.
Le résultat du coefficient ainsi obtenu permet de déterminer le palier et par conséquent le minimum conventionnel de la rémunération de cet emploi, lié à la grille en vigueur qui peut être revalorisée lors des augmentations du SMIC.
L’employeur ne peut donc pas rémunérer un salarié en dessous de ce minimum conventionnel mais peut tout à fait négocier librement avec le salarié d’une rémunération supérieure en fonction du niveau de formation, de l’ancienneté et de l’expertise du salarié.
Cela signifie aussi qu’à intitulé de poste équivalent, tous les salariés doivent donc bénéficier du même minimum conventionnel, puisque c’est bien le poste et non le salarié qui sert à définir la classification.
De plus, la classification, selon certains critères bien définis, peut entrainer un basculement de statut du salarié d’ouvrier vers la catégorie TAM (Technicien Agent de Maitrise) ou cadre.
Technicien : 74 points, à condition que soient atteints un minimum de degré 4 pour le critère technicité et soit un degré 3 pour un des deux sous critères responsabilité (respect des normes ou enjeux économiques), soit un degré 3 pour le critère autonomie.
Agent de maîtrise : 105 points, à condition que soient atteints un minimum de degré 3 pour le critère autonomie et soit un degré 3 pour le critère management, soit un degré 4 pour le critère technicité.
Cadre : 197 points, à condition que soient atteints un minimum de degré 4 pour le critère autonomie et soit un degré 4 pour le critère technicité (cas du statut cadre obtenu par l’expertise), soit un degré 4 pour le critère management (cas du statut cadre obtenu par l’encadrement).
Le passage en statut TAM ou cadre entraine des cotisations plus importantes sur les parties prévoyance santé, retraite supplémentaire et mutuelle.
Attention donc à bien anticiper ces aspects en cas de changement de statut éventuel pour un salarié qui évoluerait dans ses fonctions.
N’hésitez pas à contacter votre animateur emploi pour d’éventuelles simulations afin de quantifier ces augmentations de cotisations.
Laurent LEJARS Infocuma Employeurs Février 2026