Le Château du Cléray mise sur la robotique pour le travail du sol
Publié le
Face aux difficultés de recrutement de chauffeurs, le Château du Cléray, situé à Vallet (44), a fait le choix de l’innovation.
Depuis deux ans, le domaine utilise un robot autonome VITIBOT pour le travail du sol sur ses 50 hectares, dont 20 ha arpentés pour le robot. L’engin totalise environ 150 heures d’utilisation par an et fonctionne avec des outils animés ou non, selon les besoins.
Ce robot électrique, doté de deux GPS, se distingue par sa précision. L’un guide sa trajectoire dans la parcelle, l’autre cartographie l’état de la vigne, repérant les manques de plants et permettant un suivi précis du vignoble. Son autonomie atteint 6 heures à 6 km/h, avec une recharge complète en 8 à 9 heures, cette autonomie est augmentée lorsque le robot travaille à des vitesses moindre. Une charge rapide est possible via un équipement complémentaire.

Son pilotage s’effectue via smartphone. Des notifications préviennent en cas de dysfonctionnement, notamment lors de pertes de signal GPS, principale limite du système. Pour des raisons de sécurité, un opérateur doit rester à moins de 250 m. Une contrainte qui ne gêne pas le domaine d’après la responsable des vignes car le personnel profite de ce temps pour réaliser d’autres tâches comme le palissage, l’ébourgeonnage ou enlever les gourmands pendant que le robot évolue dans la parcelle.
Le Château du Cléray bénéficie également d’un contrat d’entretien annuel incluant une hotline technique, garantissant la continuité du service. Une formation initiale d’un à deux jours suffit pour maîtriser l’outil. Le robot offre un réel confort en supprimant les secousses dues aux passages répétés dans les rangs : une technologie au service du bien-être et de la performance viticole.
Evalution détaillée

L’intégration du robot viticole Bakus de Vitibot a changé le quotidien des vignes. Cet outil autonome, guidé par GPS, s’occupe du travail mécanique du sol, une tâche souvent jugée lourde et exigeante.
Jennifer Poirier, qui suit l’expérimentation au domaine, explique le choix :
« Ce n’était pas une décision pour réduire les herbicides à tout prix. L’idée, c’était surtout de répondre au manque de main-d’œuvre et de soulager la pénibilité du travail du sol. »
Une tâche complexe devenue plus simple
Le guidage GPS du robot garantit une précision de passage entre les ceps, évitant les écarts et les erreurs de conduite. Résultat : un entretien du sol plus constant, plus sûr, et qui demande beaucoup moins de présence humaine continue.
« Avec le robot, une opération fastidieuse devient beaucoup plus facile à gérer », constate Jennifer Poirier.
Des bénéfices agronomiques en prime
Si la motivation première était humaine et organisationnelle, le Château du Clairay a constaté une aubaine agronomique : le travail mécanique réalisé régulièrement permet une gestion efficace des adventices, sans recourir aux herbicides.
Un effet collatéral positif, qui renforce la durabilité des pratiques.
Un nouvel équilibre dans l’organisation du domaine
La planification des chantiers change : il faut préparer le robot, le suivre au démarrage, mais l’essentiel du travail se fait seul. Cela libère du temps pour d’autres tâches, tout en réduisant la fatigue des équipes.
En conclusion, le Bakus ne représente pas seulement une innovation technologique, c’est un levier concret pour conjuguer réduction de la pénibilité, meilleure organisation du travail et pratiques plus respectueuses de l’environnement.
Samuel NICOLAS
