Des charges de mécanisation maîtrisées !
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David et Nathalie Vasseur sont installées dans le secteur d’Ecommoy dans la Sarthe. Producteurs de lait, avec des surfaces à potentiels limités, ils viennent d’effectuer un diagnostic de mécanisation, avec une vision très globale de leur exploitation et de leur stratégie d’équipement.
Un budget important
Avec l’appui de l’outil Mecagest, il se confirme que la mécanisation représente un montant global annuel de 93 000 € sur l’exploitation, soit 14 % du chiffre d’affaires. Les charges de mécanisation sont inférieures à la grille objectif Mécaflash et confirment une certaine maîtrise des exploitants sur le sujet.

David Vasseur précise « le parcellaire est groupé, mais avec un siège qui n’est pas centré. Cette situation engendre des déplacements et donc des consommations supplémentaires de carburant. Les sols ont des capacités limitées : chez nous, quand un fait 60 quintaux de blé / ha, on est content ! ».
Priorité à l’élevage et à l’organisation du travail !
Le couple confirme que l’atelier principal est bien la production laitière, atelier suivi tout particulièrement par Nathalie : « nous avons accordé de l’importance au confort de travail, au bien-être des animaux avec une volonté d’obtenir de bons résultats techniques ». La rigueur est de mise !
Pour faciliter la gestion, les bâtiments sont rationnels et bien organisés. On peut repérer la présence de 3 robots : traite, racleur lisier et pour pousser l’alimentation.

David confirme : « pour l’élevage, nous avons 3 tracteurs dédiés, sans grosse puissance. Une organisation est en place et l’objectif est de faciliter au mieux la tâche de Nathalie qui suit l’atelier, en évitant par exemple d’atteler/dételer ». Nathalie tient à souligner l’importance de la vie familiale « Mon objectif est de terminer le soir mon boulot à 18 h30 pour m’occuper ensuite des enfants ».
Et la mécanisation dans tout ça ?
David souligne que les achats de matériels se décident en couple. Il tient à rappeler que sa conjointe à une parfaite connaissance des comptes et des éléments financiers.
Seul achat « coup de cœur » sur l’exploitation : une moissonneuse batteuse Laverda achetée d’occasion. Son prix de revient est de 135 € / ha (hors main d’œuvre). Si la rentabilité économique n’est pas là, l’investissement permet aussi de récolter une paille de très haute qualité et d’organiser son propre planning de battage.
Les exploitants sont plutôt dans une logique de faire vieillir le matériel (taux de vétusté de 75 %), et de travailler avec les cuma locales. David est Président de la cuma des Guilardières et Responsable Main d’œuvre de la cuma de Mayet.

La hausse du carburant : un élément important !
L’exploitation consomme près de 25 000 litres de fuel par an (travaux par tiers compris). Une hausse de 0,30 € / litre engendre des coûts supplémentaires de 7 500 € dans l’année ! David confirme sa volonté de limiter le nombre de passages sur les parcelles.
Et l’avenir…
Le couple tient à souligner que l’équilibre actuel de l’exploitation leur convient (travail / revenu / vie de famille). Plutôt que d’accroître les productions… et le travail, l’orientation est très clairement de rendre performants les outils en place, tout en limitant les charges, notamment de mécanisation…

Les productions :
- Surface : 170 ha
- Dont : 100 ha de culture et 70 ha de prairies permanentes
- Lait : 800 000 l
- VA : 38 (naisseurs)
- Poulaillers label : 2
- Main d’œuvre : couple + ½ temps d’un salarié + un stagiaire
Quelques ratios :
| L’exploitation | Moyenne groupe 72 exploitations Pays de la Loire (2023-2024) | |
| Coût méca / ha Nombre de tracteurs Nombre de CV / ha Frais d’entretien / ha Taux de vétusté | 550 € / ha 5 4 CV / ha 72 € / ha 75 % | 591 € / ha (exploitations laitières) 3,90 3,91 CV / ha 69 € / ha 68 % |
Philippe COUPARD, Animateur généraliste